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Les avocats, nouvelles cibles du gouvernement iranien

Nasrin Sotoudeh, iranienne de 47 ans, a été convoquée le 4 septembre dernier à la prison d’Evin de Téhéran et n’en est pas ressortie depuis.

Le 8 septembre, son avocate Mina Jafari a confirmé que sa cliente avait été arrêtée et détenue en confinement solitaire pour “propagande et conspiration contre la sécurité de l’État”. Entre temps, son père est décédé, mais les autorités pénitentiaires ne l’ont pas autorisée à sortir de prison pour se rendre aux funérailles. Nasrin Sotoudeh a entamé le 25 septembre une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention, ainsi que le refus des autorités de lui accorder la moindre visite ou coup de téléphone de sa famille, un acte auquel elle a mis faim quatre semaine plus tard suite aux demandes formulées par un groupe de militants civiques iraniens, dont faisait partie Shirin Ebadi. Mais le 31 octobre dernier, constatant que sa situation ne faisait qu’empirer, elle a entamé une nouvelle grève de la faim, sèche cette fois, en refusant aussi bien de manger que de boire. Elle doit être jugée le 15 novembre prochain.

Cette histoire pourrait désormais vous paraître normal dans l’Iran d’aujourd’hui, notamment depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en juin 2009, tant le nombre de manifestants toujours emprisonnés est nombreux (au moins 600 aujourd’hui); des personnes pour qui la grève de la faim est devenu l’unique moyen de protester contre les mauvais traitements qu’ils subissent en détention, et qui demeure pour la plupart d’entre eux sans réponse.

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